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17/12/2012 – Sans surprise

L’orientation n’est pas vraiment marquée et il est difficile de conclure à une vraie tendance, mais l’euro semble reprendre un peu de force sur le marché. Depuis quelques semaines, le cours euro/chf a décollé de 1,205  pour taquiner 1,21. Rien d’extraordinaire encore, mais on pourrait  observer les premiers signes d’une orientation à la hausse de l’euro qui symbolise  le début du  retour de la confiance dans la monnaie unique.  Il convient d’être prudent, car si l’Europe a fait d’énormes progrès dans sa construction au cours des 12 derniers mois, il n’en demeure pas moins que les états sont en panne de croissance au moment où ils doivent faire des économies sur leurs dépenses. Il faudra donc du temps pour que la monnaie unique retrouve de sa splendeur.

Nous finirons donc l’année entre 1,205 et 1,215. Une bonne nouvelle pour le Père Noël s’il a un budget en francs suisse, et pour les frontaliers.

En Suisse, le baromètre conjoncturel de la tendance pour l’hiver 2013 est attendu demain. Là aussi, pas de grande surprise avec quelques secteurs qui vont encore porter la croissance en Suisse alors que l’industrie et le tourisme continuent de souffrir de la force de la monnaie et du ralentissement de l’économie mondiale.

Hollande plus fort que Jules César. Il a réussi a expulsé Obélix-Depardieu hors de Gaule. Bravo, dehors les riches ! A noter qu’il a choisi la Belgique plutôt que la Suisse. On ne sait pas encore si c’est pour une question de climat ou de fiscalité.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


10/12/2012 – Courte reprise pour l’euro

 

Alors que l’on pensait finir l’année avec un cours euro/chf à 1.205, surprise la semaine dernière avec une parité qui rebondit jusqu’à 1.215. Le fait générateur de cette reprise est à attribuer à l’Espagne et à l’intervention du MES (Mécanisme Européen de Stabilité) pour sauver les banques ibériques. Pour le marché, c’est le signe que les solutions européennes fonctionnent et que le risque de disparition de la monnaie unique est limité. Que de chemin parcouru en un an !

Mais cette embellie sur l’euro fût vite stoppée par le risque de crise politique en Italie, faisant replonger le cours vers 1.206 ce matin.

 

Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours euro/chf devrait se maintenir entre 1.204 et 1.215.

 

En Italie, Berlusconi fait son retour entraînant la démission de Mario Monti, acteur emblématique du règlement de la crise européenne. Cette démission pourrait amener un trouble politique en Italie, alors que le gouvernement en place s’était montré courageux et efficace face à la situation du pays. Malgré tout, il ne devrait pas y avoir de grandes inquiétudes sur l’issue d’un scrutin électoral anticipé. Berlusconi  va se faire étendre et Monti va récupérer les pleins pouvoirs par le peuple ! Tant mieux.

 

La Grèce fait des affaires à bon compte et fait fondre ses dettes. Avec 10 Milliards, la Grèce peut racheter à ses créanciers 30 Milliards de dette. Comment ? C’est très simple, compte tenu du risque de défaut qui pèse encore sur le pays, le prix des obligations est massacré sur le marché. Une obligation de valeur nominale de 100 euros se négocie actuellement autour de 33 euros. La Grèce, forte des prêts consentis par la troïka, peut ainsi réduire rapidement sa dette de 20 Milliards. Bien joué !

 

Côté Suisse, le dernier baromètre conjoncturel fait ressortir un ralentissement, voir une perte de vitesse de l’économie du pays avec des disparités fortes selon les secteurs d’activité. A Genève, la publication de l’indicateur conjoncturel LEA-PICTET-OSTAT, laisse entrevoir pour le canton  en 2013 une reprise de la croissance (ca fait du bien pour un lundi matin). Tendance qu’il convient de relativiser vu la situation économique de nos voisins européens.

 

Ce week-end, Genève fêtait le 410ème anniversaire de l’escalade ; et encore autant à attendre avant de voir la traversée de la rade ?

 

Allez tout de bon comme on dit chez nous !

  


03/12/2012 – Ca commence à ne plus être drôle !

 

Au rythme où tombent les informations peu réjouissantes, l’arrivée annoncée du père Noël pour le 25 Décembre (il doit encore confirmer) pourrait être la meilleure nouvelle de cette fin d’année.

 

Concernant le cours euro/chf, pas de grand mouvement mais une très légère reprise de la monnaie unique. Difficile d’identifier une réelle tendance de marché tant le poids de l’intervention de la BNS pèse sur la tendance. Nous finirons donc l’année  entre 1,20 et 1,21. Ce n’est pas terrible pour l’économie suisse, mais cela demeure une excellente nouvelle pour les frontaliers et les résidents suisses qui font leurs achats en France.

 

L’économie suisse justement confirme ses signes de ralentissements selon le dernier baromètre conjoncturel. Rien de catastrophique pour le moment, mais un second mois de repli pour cet indicateur multi-sectoriel. C’est la baisse des commandes vers les pays de la zone euro qui affecte les perspectives des entreprises helvétiques. Ralentissement en vue dans le secteur de la construction mais la consommation intérieure reste soutenue.

 

La France est en train de couler, pendant que le gouvernement souhaite revoir le congé parental et qu’il baisse le pantalon de Mr Mittal ! Et pendant ce temps, Pépé et Lonlon sont sur un bateau, Pépé pousse Lonlon dans l’eau, qui est-ce qui reste ? Et bien on en sait rien et cela fait 2 semaines que cela dure….

 

Une petite tribune pour le Grand Genève : Coup de gueule ce matin sur la position  détestable prise par la Tribune de Genève sur le traitement de l’information concernant les frontaliers. Dernier article en date ce matin, avec la hausse du nombre de permis G qui augmente plus rapidement que les emplois à Genève. C’est évident et cela devrait encore se poursuivre dans les prochains mois, vue l’absence de  logements à Genève! La force du franc suisse a encore renforcé le flux migratoire et on ne compte plus le nombre de permis B ou C qui basculent en France et donc en permis G. A croire que la Tribune a été chercher un journaliste en Thurgovie, pour ne pas se rendre compte du nombre de grues qui entourent Genève. Dommage, le Grand Genève mérite à mon sens un autre traitement de l’information que cette orientation populiste qui vise à créer la polémique. Mais cela fait vendre du papier !

 

Allez, tout de bon comme on dit chez nous !

 


26/11/2012 – Il va falloir faire avec…

Le franc suisse conservera encore durablement sa force face à l’euro et il n’y a pas de grand changement à attendre avant longtemps. Même si on avait pu envisager un retour du cours pour 1,25, il semble établi que pour cette fin d’année, le cours euro/chf restera proche de 1,20. Durant la semaine écoulée, la tendance vers le cours plancher s’est encore confirmée avec des amplitudes de variations qui demeurent extrêmement limitées.

La Grèce est à nouveau au coeur de toutes les attentions. Un nouveau plan d’aide devrait entrer en vigueur aujourd’hui. Mais promis, on recommence dans 3 mois ! Youpi !

Et si le Barça rejoignait le championnat de France ! Cela pourrait être une des conséquences du vote pour le parlement en Catalogne. Le parti nationaliste au pouvoir a perdu des sièges au profit des indépendantistes de gauche, l’initiative d’un référendum n’est plus très loin. Messi à Annecy contre l’ETG, ça le fait non ?

Cela va tellement mal au Portugal, qu’il a été décidé de ne pas envoyer de représentant pour le grand concours de l’Eurovision. Ils y participaient depuis 1963 sans y avoir ramené la moindre victoire. Une décision judicieuse dont la France et la Suisse pourraient s’inspirer (en même temps tout le monde s’en fou !)

Plus que 4 semaines pour les frontaliers qui voudraient faire baisser leur fiscalité, tant côté Français que Suisse.

Allez, tout de bon, comme on dit chez-nous !


19/11/2012 – De la tension dans l’air !

Mais toujours aucun mouvement significatif sur le cours euro/chf qui demeure entre les limites de 1,203 et 1,205. Comme nous l’avions annoncé, le cours est resté stable et nous devrions rester sur la même ligne jusqu’à la fin de l’année.

C’est beaucoup plus tendu en revanche entre la France et la Suisse, concernant  l’entraide administrative en terme fiscal. Malgré les accords, l’administration française dénonce l’attitude de son homologue hélvètique  pour répondre à ses demandes d’informations. Selon le quotidien Le temps, seul 12 à 15% des dossiers auraient un retour complet…. La Suisse voudrait «vendre» son programme RUBIK. Le projet RUBIK consiste à proposer aux Etats européens, au lieu d’une chasse aux évadés fiscaux, longue, compliquée donc onéreuse, une imposition à la source, même conséquente, sur l’ensemble des avoirs de leurs compatriotes. L’Angleterre a déjà accepté le principe et l’Italie semble très intéressée. Ainsi, les capitaux demeurent en Suisse et permettent de sauver quelques milliers d’emplois. A suivre…

Côté français, c’est pour le moins tendu entre les prétendants au trône de l’UMP laissé vacant par Nicolas Sarkosy. Mais quel spectacle affligeant ! Une honte de plus pour un pays déjà sans gouvernance. Il y a des moments où je me surprends à envier les italiens aussi pour leurs hommmes politiques. (Je ne parle pas de Berlusconi mais de Monti)  

Pour les frontaliers, côté change et taux des crédits immobiliers, c’est grand beau en revanche cela semble se tendre du côté de l’assurance maladie. A lire l’arcticle du Messager sur le sujet. 

http://www.lemessager.fr/Actualite/Faucigny/2012/11/15/article_messager_1655792.shtml#.UKoQDGgRH9M.email

A ce stade des discussions, la dernière option envisagée par Etienne Blanc, à savoir l’impossibilité pour les frontaliers de retourner vers la sécu au moment de la retraite semble à creuser.

Allez, tout de bon comme on dit chez nous.


12/11/2012 – Mais où allons-nous ?

La difficulté dans une période difficile est de trouver une issue qui permettra de retrouver des jours meilleurs. Mais dans le contexte actuel, c’est bien l’absence de perspectives qui nous plonge dans l’incertitude.

Sur le front du cours euro/chf, nous sommes repartis en direction du cours plancher. L’atonie de l’économie européenne ramène les investisseurs vers des horizons plus surs et inévitablement vers le franc suisse. La tendance des 2 dernières semaines nous oriente à nouveau vers 1,20 et il ne faut pas attendre de changement de tendance dans les prochains jours. Une bonne nouvelle pour les commerces de la zone frontalière. Au moins, on sait déjà où le père Noël fera ses courses cette année !

Le dernier rapport conjoncturel pour la Suisse fait ressortir un ralentissement de la croissance avec toujours de très fortes disparités selon les secteurs d’activités. L’économie suisse continue d’être tiraillée entre une demande intérieure positive et les influences négatives de l’évolution internationale. L’industrie et l’hôtellerie souffre alors que l’activité des secteurs du bâtiment et de l’assurance continuent à bien se porter.

Côté européen, on sait depuis longtemps que la Grèce va à la faillite. Mais on continue de mettre un emplâtre sur une jambe de bois. La semaine dernière, le parlement grec a voté un nouveau plan d’économie, sans même que le peuple se mobilise ! Soit les Grecs ont abdiqué, soit ils ont compris que rien n’allait changer…

La France va mal, très mal pourtant elle est gouvernée par des dirigeants intelligents, mais qui ne savent pas où ils vont ! C’est la conclusion des décisions de la semaine passée. Que penser d’un gouvernement qui décide, pour les entreprises, 10 milliards d’impôts supplémentaires et dans la semaine suivante revient avec un allègement de charges fiscales de 20 Milliards ? Ils ont au moins eu l’intelligence de faire marche arrière alors que la direction prise était la mauvaise. Ne sachant que faire de l’improductif Montebourg, le gouvernement a décidé de l’envoyer en Libye. Une nouvelle preuve d’intelligence….

Barack casse la baraque et repart pour 4 ans de plus. Aucune euphorie sur les marchés, car la dette américaine continue de s’envoler et on ne voit pas trop de signe d’amélioration. En tout cas, cette réélection fait plaisir aux européens, c’est déjà ça !

Pour les frontaliers, le taux de change continue à assurer leur bonheur. Autre bonne nouvelle du côté des taux des crédits immobiliers qui amorcent une nouvelle baisse ce mois. Pour ceux qui ont financé leur logement avec un prêt en devise en taux Libor variable adossé à un 3ème pilier, le moment semble opportun pour passer sur un crédit à taux fixe amortissable. Histoire de savoir où ira votre budget avec le retour de l’inflation.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


05/11/2012 – Le franc suisse repart à la hausse


Après plusieurs semaines autour de 1,21, le cours euro/chf replonge vers le cours plancher des 1,20. Les nombreuses incertitudes qui pèsent sur l’économie européenne inquiètent à nouveau les marchés. La Grèce nous rejoue cette semaine une comédie dont elle seule a le secret avec l’adoption d’un nouveau plan d’économie qui ne sera pas mis en œuvre. Après le secteur privé, il faudra que les états européens abandonnent une partie de la dette grecque. Il semble bien difficile de voir une autre issue et cela coûtera beaucoup d’argent aux contribuables européens….mais moins qu’une faillite.


Angela a été claire, il faudra au moins 5 ans pour que l’Europe retrouve des couleurs. Cela ne fait pas rigoler, mais ça a le mérite de donner une visibilité honnête de ce qui nous attend. Dire que Francois le naïf nous annonçait, il y a quelques semaines, que l’Europe était sortie de la crise…. C’est sûr qu’en rétablissant la retraite à 60 ans et en créant des emplois financés par l’Etat (emplois d’avenirs, contrat génération), la France n’a définitivement pas la même vision de la situation que ses partenaires européens.


En Suisse, si les perspectives se sont un peu assombries on parle encore de croissance, en partie grâce (ou à cause) du cours plancher. Sur le sujet, je vous recommande l’interview du patron de la BNS dans Le Temps, où il défend ses positions et l’orientation prise par la banque nationale. Plus d’informations sur : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/4a1d3df2-250a-11e2-8363-1aab015aedca/Le_taux_plancher_fix%C3%A9_par_la_BNS_ne_cr%C3%A9e_de_lien_ni_avec_la_zone_euro_ni_avec_lUnion_europ%C3%A9enne


Mais les événements de la semaine nous portent loin de l’arc lémanique avec l’élection américaine, finalement beaucoup plus ouverte que prévue, et « l’élection » d’un nouveau premier ministre en Chine. Dans la même semaine, c’est les 2 plus grosses puissances économiques qui renouvellent leurs dirigeants. La Chine qui a porté la croissance mondiale ces 10 dernières années pourrait à nouveau retrouver des niveaux de croissance plus importante.


Pas grand-chose à attendre pour le cours euro/chf  dans les prochains jours, nous devrions rester entre 1,205 et 1,21.


Pour les frontaliers, la période reste très favorable pour investir dans l’immobilier avec des conditions de taux de crédit et de change qui ont rarement été aussi favorables. Et comme le marché semble marquer le pas dans certains secteurs, il est possible de négocier le prix des logements.


Allez, tout de bon comme on dit chez nous. 





29/10/2012 – Tempête et tsunami…


Ces événements météorologiques n’auront pas réussi à impacter le cours de change euro/chf qui semble avoir trouvé un refuge stable et confortable à 1,21. 


Après la tempête du week-end, les Suisses découvrent qu’ils ne sont pas à l’abri des tsunamis. Le premier a eu lieu dans le lac Léman en 564, avec des vagues de 13 mètres qui auraient frappées Lausanne et Genève. Le second touche le géant UBS qui envisage la suppression de 10’000 postes sur un effectif de 60’000 collaborateurs. A priori, les mesures concernent principalement Londres et les Etats-Unis, mais la démarche et le changement de stratégie sont lourds de symbole. Le secteur bancaire souffrira dans les prochains mois en Suisse. Cette tendance est également soulignée par le dernier baromètre conjoncturel du KOF qui fait ressortir pour la Suisse une stagnation du marché de l’emploi durant les 3 prochains mois alors que les perspectives de l’économie du pays demeurent « modérément favorables ». Ce qui est déjà une belle performance quand on regarde ce qui se passe en Europe et dans le Monde.


En France, nous constatons la tempête des chefs d’entreprise pour éviter le naufrage du pays. Après l’action remarquée sur les réseaux sociaux « des pigeons » sur la taxation des plus-values, c’est au tour des patrons du CAC 40 de s’adresser au gouvernement pour proposer un plan de relance pour le pays qui s’enfonce dans la crise. Une initiative unique et originale pour bousculer un gouvernement à la dérive.


L’ouragan Sandy pourrait quant à lui bouleverser les résultats de l’élection américaine. A quelques jours du vote, Obama joue gros dans sa gestion de la crise. Le séisme Romney n’est plus très loin….


Au Japon, les tsunamis sont connus mais le prochain qui s’annonce concerne l’Etat qui à défaut de ressources rapides pourrait tout simplement s’arrêter de fonctionner…


Dans ces conditions, il semble difficile, dans les prochains mois, d’envisager un recul du franc suisse. Nous maintenons notre perspective de stabilité autour de 1,21 pour les 10 prochains jours. Les échéances importantes sont programmées le 7 et 8 Novembre avec les élections américaines et la nomination d’un nouveau patron pour la Chine.


Finalement, après l’alerte Tsunami autour de la CMU et dont les effets se feront connaître en Mai 2014, les frontaliers continuent de bénéficier de conditions très favorables. Nous renouvelons notre conseil d’épargne, le 3ème pilier pour les frontaliers Genevois et le PERP pour les Vaudois, sont des solutions qui combinent rendements et avantages fiscaux. De quoi être bien protégé en cas de tempête….


Allez tout de bon, comme on dit chez nous.





22/10/2012 – La BNS a (presque) gagné son pari…


Audacieux et risqué, le défi lancé par la BNS aux marchés lors de l’introduction du cours plancher semble en passe d’être gagné tant il apparaît aujourd’hui improbable que le cours euro/chf puisse franchir la barre des 1,20. Cette mesure, introduite au nom de la sauvegarde de l’économie nationale, a permis d’éviter le pire. Si l’activité économique en Suisse marque des signes de ralentissement et que les perspectives de croissance pour 2013 sont modestes, on n’ose imaginer un scénario avec la parité du change entre le franc suisse et l’euro. Mais le risque d’inflation pourrait faire son apparition. En effet, dans son «combat» pour maintenir le cours plancher, la BNS a émis de la monnaie en masse pour acheter des euros. Cet afflux de masse monétaire pourrait à moyen terme créer un risque d’inflation. Mais vu l’ampleur de la crise qui frappe le monde, cette hypothèse n’est pas pour demain.


Du côté des européens, le dernier sommet a abouti à un compromis sur la supervision des banques européennes. Plus ennuyeux, l’attitude du président français qui a de nouveau attaqué frontalement Angela Merckel, lui reprochant de prendre des positions pour des fins électorales. Angela n’a pas apprécié et c’est la France qui va trinquer !


La France, l’autre pays qui va bien, et cela va tellement bien, que le président Hollande envisage des mutuelles pour tous, le gouvernement met au panier direct le projet de choc de compétivité pour les entreprises et  Vincent Peillon promet des hausses de salaires pour les enseignants en légalisant le cannabis…« Coule » la France !


Sur le front du change, nous restons solidement arrimés autour de 1,21. Pas grand-chose à attendre dans les prochains jours qui pourrait provoquer des changements significatifs.


J-70 : c’est le délai qu’il vous reste si vous souhaitez payer moins d’impôt en France comme en Suisse ! Dépêchez-vous de prendre rendez-vous avec un conseiller Mon-taux.com car il n’y en aura pas pour tout le monde.


Allez, tout de bon comme on dit chez nous !





15/10/2012 – Le temps des questions


Après des mois de pessimisme et une lueur d’espoir entrevue dans l’été, les marchés financiers sont plongés dans l’incertitude et aucune tendance ne semble se dessiner. Il en est de même pour le cours de change euro/chf qui se stabilise autour de 1,21. Nous nous trouvons à un moment charnière et les prochains grands événements pourront nous porter vers l’espoir de jours meilleurs ou … nous faire replonger.    


La zone euro va-t-elle s’en sortir ? La situation européenne, au centre des préoccupations depuis de nombreux mois, a montré qu’elle avançait dans son processus de construction. Lentement, avec la démarche d’un crabe, les européens avancent. En 18 mois, ils ont réussi à intégrer une certaine solidarité alors que les précédents traités l’excluaient explicitement. Les états ont tous engagés des réformes pour réduire leur endettement. Tout n’est pas terminé, car l’Europe doit maintenant retrouver le chemin de la croissance. Le prochain sommet européen va se centrer sur ce nouvel objectif, essentiel pour sortir définitivement de la crise. L’Italie et l’Allemagne engagent des réductions d’impôts pour favoriser la consommation des ménages ce qui est perçu comme des signes d’un temps nouveau ou la croissance aura pris le pas sur l’austérité.


Qui sera le prochain président des Etats-Unis ? Barack Obama. C’est ce qui semblait encore évident il y a quelques semaines, mais depuis quelques temps des sondages indiquent que son adversaire pourrait finalement s’imposer. Cela reste peu probable, mais l’élection de Romney pourrait étouffer à court terme la croissance américaine.


Et la Chine dans tout cela ? Elle arrive aussi à un tournant de son histoire et le nom  du successeur de Hu Jintao sera connu fin octobre. Le modèle chinois, qui a tiré l’économie mondiale durant la dernière décennie, atteint aujourd’hui ses limites. La question est de savoir si les chinois seront capables de se renouveler face aux nombreux enjeux de demain.


Comment se porte la Suisse ? Pas mal en regard de ses voisins européens mais la force de la monnaie reste un handicap pour le pays. Certains secteurs exportateurs commencent à montrer des signes de faiblesse, les beaux jours de la finance sont derrières nous mais la consommation intérieure reste soutenue. Toutefois, la Suisse restera forte avec un niveau de dette limité et un afflux massif de nouveaux contribuables directement recommandés par Mr Hollande. En Suisse, on est capable de baisser les impôts à 13% pour toutes les entreprises et pour sauver des emplois …


La France a-t-elle attrapé le syndrome de Baumgartner ? Rappelons que ce phénomène est aussi appelé en français celui de la chute libre. Sauf que dans le cas de la France et contrairement à l’aventurier autrichien de l’espace, rien ne dit que l’atterrissage va bien se passer. Pourtant le gouvernement semble avoir trouvé le remède à la crise : l’impôt ! Et pour le coup, il taxe tout ce qui bouge : les chefs d’entreprise, les personnes âgées, les entreprises, les frontaliers, les télévisions dans les résidences secondaires et bientôt : les jours de soleil, la vue sur le Mont-Blanc, les bouchons sur la route du travail …ça va bien se passer ! (Pas sûr en fait) .


Pour les cours euro/chf, pas de grand changement à attendre, il devrait rester encore autour de 1,21 pour la semaine à venir.


Qu’il fait bon payer ses impôts en Suisse ! C’est la conclusion qui s’impose pour un frontalier genevois quand on voit le programme qui attend les contribuables français. Pour les autres, il vous reste 2 mois pour faire baisser votre imposition, après quoi inutile de se poser trop de question, cela va saigner !


Allez tout de bon, comme on dit chez nous.