16/07/2012 – Cours euro/francs suisse à 1,20, ca va durer encore longtemps ?
Voilà une question « piège » pour débuter la semaine et je profite des vacances de nos fidèles lecteurs pour me risquer à l’exercice. Cette réflexion personnelle n’a aucune prétention sinon qu’une réflexion sur différentes hypothèses qui pourraient influencer le cours euro/francs.
Pourquoi le franc suisse pourrait baisser par rapport à l’euro ?
En septembre 2011, la BNS a volé au secours de l’économie suisse en instaurant le cours plancher au cours euro/franc suisse. La valeur de l’euro est largement dépréciée sur les marchés en raison de l’endettement abyssal des états membres mais surtout face à l’incapacité des dirigeants européens à trouver une issue. La sortie de crise de la zone euro passe par un assainissement des dettes publiques (ce que les pays ont mis en place sous la pression de l’Allemagne), un plan de relance de la croissance (Merci au peuple français qui a fait élire Francois le normal) et plus de construction européenne. Si le volet de l’austérité s’est imposé partout en Europe, le dernier sommet européen aura marqué le lancement du plan de relance mais surtout une progression significative pour l’avenir de l’Europe. Les effets ont été de courtes durées sur les marchés car il faudra du temps pour mettre en place les différents mécanismes, mais, lors du dernier sommet des chefs d’Etat, l’Europe a avancé vers plus d’intégration, plus de solidarité. Il faudra du temps, pas mal de temps même pour affronter les nombreux obstacles qui s’annoncent et pour que l’Euro retrouve de la crédibilité sur les marchés. Dans cet environnement, il faut compter durablement sur un franc suisse fort par rapport à la monnaie unique.
De l’autre coté de la frontière, la BNS joue les pompiers de service et achètent des milliards d’euro pour tenir le cours plancher à 1,20. Voir remonter le cours plancher à 1,30 ou 1,40 comme le réclame certains industriels, est très improbable car cela coûterait très, très cher. En revanche, des propositions ont fait jours depuis plusieurs semaines pour l’introduction d’une taxe sur l’achat de francs suisses pour les investisseurs étrangers ou la mise en place de taux d’intérêts négatifs. Ces dispositions sont crédibles et elles pourraient voir le jour rapidement si la pression sur le cours devait se faire encore plus forte. Ces mesures dissuasives auraient pour effet de repousser les investisseurs vers d’autres supports et nous pourrions voir baisser le cours du franc suisse par rapport aux autres monnaies dont l’euro. A ce stade, cette hypothèse me semble la plus crédible et pourrait être mise en place avant la fin de l’année.
Le franc suisse peut-il encore monter face à l’euro ?
Oui c’est encore possible. Si les marchés mettent le cours sous pression et que la BNS ne peut plus intervenir, alors le cours pourrait rapidement plonger vers la parité. Cela serait une catastrophe pour l’économie suisse et pour toute la zone frontalière. Ce scénario, s’il est possible, reste très improbable et serait le plus sombre pour notre région. Mais avant que la BNS ne cède, il existe des « pare-feu » que nous avons vus dans le paragraphe précédent et qui devraient logiquement nous éviter ce scénario.
Comme vous l’aurez compris, des nombreuses incertitudes demeurent, du côté Suisse comme du côté Européen, rendant difficile tout pronostic sur l’évolution du cours euro/chf. A défaut de prévisions solides, chacun profitera des avantages de la situation, achetant sa maison en France voisine, en constituant des réserves grâce à l’augmentation de son pouvoir d’achat, en se payant de belles vacances…. pourvu que ça dure !
Allez tout de bon, comme on dit chez nous.
10/07/2012 – L’euro à nouveau sous pression
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Le répit aura été de courte durée avant que les marchés ne remettent la pression sur la zone euro et la monnaie unique.
Pourquoi ? Tout simplement pour tester les dispositions entérinées lors du dernier sommet qui semblait marquer un tournant significatif dans le règlement de la crise. Oui mais voilà, le marché ne se satisfait pas des belles paroles et souhaite voir comment fonctionne le mécanisme de protection contre les taux de financement élevés.
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Ce matin, le taux d’emprunt espagnol passe de nouveau la barrière des 7%, niveau au dessus duquel les états ne peuvent plus faire face. Dans les faits, la principale déception réside dans la non intervention vendredi de la BCE. Alors que Mario Draghi, président de la BCE, était attendu sur une nouvelle baisse des taux, il devait apporter des garanties et son soutien aux pays et aux banques européennes. Il n’en a rien été et l’euro a replongé !
Côté Suisse, c’est la fête ! Roger gagne à Wimbledon, le Tour de France fait étape à Porrentruy et le taux de chômage à Genève passe sous la barre des 5%. Quel contraste ! L’économie Suisse se porte bien, même si elle souffre de la force de sa monnaie et de la faiblesse de l’économie européenne. Le franc suisse n’a donc pas fini d’être recherché et la BNS d’intervenir pour soutenir le cours plancher. Toutefois, si le dernier bulletin conjoncturel du KOF (Centre de recherches conjoncturelles de l’EPF Zurich) est positif, il fait ressortir les nombreuses incertitudes autour de l’évolution de la zone euro et des exportations qui pourraient menacer le rythme de la croissance en Suisse.
Pour le cours euro/chf, pas de grand changement à attendre. Il restera dans les prochains jours sur le cours plancher à 1,20.
Du soleil, des routes désertées, un cours de change au top, des taux de crédit en baisse ! Il fait toujours bon d’être frontalier et de nombreux genevois l’on bien comprit. Nous ne le dirons jamais assez, profitez de l’augmentation de votre pouvoir d’achat pour faire de l’épargne. La situation peut se retourner tellement rapidement.
Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.
Christophe Chevassus
02/07/12 – Un grand pas pour l’Europe, un petit pas pour le franc suisse
Il fallait beaucoup d’optimisme pour croire que ce énième sommet européen débouche sur une avancée majeure et pourtant ils l’ont fait. Dans la douleur et face à une situation de crise aiguë, les dirigeants de l’Europe ont enfin pris les mesures tangibles que les marchés attendaient depuis des mois. Renforcement du contrôle des budgets des états, en contrepartie d’une grande intervention de la BCE et le financement direct des banques sans passer par les états. Réactions immédiates sur les places financières, la monnaie unique repart à la hausse vis-à-vis des principales monnaies étrangères. Le cours euro/chf décolle légèrement du cours plancher pour atteindre 1,2037 que nous n’avions plus atteint depuis plus d’un mois. Une variation modérée pour la parité euro/chf car il faudra du temps pour que l’euro retrouve la confiance des marchés. Mais la construction européenne a avancé lors de ce sommet. Tout n’est pas réglé, nous connaitrons encore des montants de tension et les efforts à accomplir sont encore très importants, mais l’Europe progresse et cela va renforcer sa monnaie.
En Suisse, le dernier baromètre conjoncturel est encore largement positif laissant penser que la croissance va encore gagner en dynamisme d’ici la fin de l’année.
Pour la semaine à venir, le cours euro/chf pourrait fluctuer à nouveau dans des limites de 1,20 à 1,21. A priori, il ne faut pas attendre de mouvement majeur sur le cours à court terme.
Pour les frontaliers, c’est bientôt les vacances et ceux qui travaillent à Genève vont bientôt pouvoir diminuer leur temps de trajet par 2 voire par 3 !!! Autre bonne nouvelle, si vous avez en projet l’acquisition d’un bien immobilier, les conditions de taux des crédits immobiliers en devise restent très bien orientées. Prudence, sur les délais, car dans les banques frontalières, c’est aussi les vacances et pour le coup, cela va beaucoup moins vite pour la finalisation des dossiers.
Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.
25/06/12 – Le sommet de la dernière chance ?
Pour l’euro, le prochain sommet européen du 28 et 29 Juin est d’une importance capitale. Alors que l’Allemagne impose une austérité sans faille aux pays du Sud, ces derniers sont au bord de la rupture.
Mario Monti a prévenu, s’il revenait les mains vides, il se verrait dans l’obligation de démissionner, laissant place à de nouvelles élections législatives et de nombreuses incertitudes. Angela est prête à faire des concessions qu’en contrepartie de pouvoir maitriser les budgets des états et éviter de nouvelles dérives (augmentation du nombre de fonctionnaires, réduction de l’âge de la retraite) : plus d’intégration européenne pour plus de solidarité !
La partie va être très serrée. En attendant, la chancelière allemande se rend à Paris mercredi pour expliquer au président normal, qui a déjà dû remballer son projet d’euro obligations, qu’il n’avait pas les moyens de faire le malin et qu’il devra se plier au risque de voir l’Europe se disloquer.
Pendant que l’Europe s’enfonce semaine après semaine, la Suisse continue d’afficher une insolente bonne santé. Le dernier baromètre conjoncturel reste positif pour l’activité économique en suisse malgré le franc fort. Pour Genève, Daniel Loeffler, responsable de la promotion économique, reste également optimiste pour les prochains jours, même si la force du franc commence à être pesante pour les multinationales implantées dans le canton. De son côté, la BNS a réaffirmé encore ce week-end sa volonté de maintenir le cours plancher à 1,20.
Sur le marché des changes, la semaine devrait être assez nerveuse dans l’attente des résultats du sommet européen. Pour les prochains jours, le cours euro/chf devrait rester sur la limite à 1,20. Nous pourrions constater un changement la semaine prochaine selon les résultats du sommet européen.
Pour les frontaliers vaudois, ainsi les frontaliers genevois disposant de revenu en France, l’état est à la recherche de 7 à 10 milliards d’€uros et il est probable qu’il compte sur vous. Au programme des réjouissances fiscales dans les prochaines semaines, introduction d’une tranche d’imposition à 45% pour ceux qui perçoivent plus de 150 000 euros et 75% pour les revenus supérieurs à 1 Million d’€uros.(Et il parait que Noah, une des personnalités préférées des français, le Noah qui s’est planqué en Suisse pendant sa carrière pour éviter les impôts, trouve ça très bien….pour les autres ! ).
Autre disposition sympathique, les exonérations de droits sur les donations et successions passerait d’un seuil de 159’000 euros à 100’000 euros et le délai serait reporté à 15 ans contre 10 ans actuellement.
Heureusement, les footballeurs français se sont montrés à la hauteur de l’événement, tant sur le terrain qu’en dehors, normal quoi ! Pendant ce tant, l’Allemagne du foot donne une leçon au pays du sud. Après la Grèce la semaine passée, c’est l’Italie qui se profile pour une nouvelle correction avant de retrouver l’Espagne ou le Portugal en finale. La semaine sera cruciale pour l’Euro et pas que sur les terrains de football.
Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.
18/06/12 – Bouffée d’air après un week-end d’élections
Il y avait pas mal d’enjeux dans le résultat des élections de dimanche en Grèce. Au-delà du vote pour une majorité parlementaire, les grecques votaient pour ou contre une sortie de la zone €uro. Une majorité s’est dessinée pour le maintien de l’€uro avec tous les efforts induits. C’est à court terme une bonne nouvelle pour l’Europe et sa monnaie, mais sur le long terme on peut s’interroger sur la capacité de la Grèce de se sortir de cette situation délicate. Les capitaux continuent de fuir le pays (500 millions à 1 milliard par jour !), les recettes fiscales ont chuté en Mai sur 1 an de 10% et la demande intérieure a reculé de 22% depuis la cure d’austérité imposée par Bruxelles. Un vote en faveur de la sortie de la zone €uro aurait créé une zone de très forte turbulence autour de l’€uro. Nous l’avons évité pour le moment mais c’est probablement reculé pour mieux sauter.
Pas de remontée significative de l’euro par rapport aux francs suisses. La Suisse s’en sort toujours mieux que la zone euro. Les prévisions du secrétariat à l’économie (SECO) laissent entrevoir de bonnes perspectives pour l’économie Suisse et ce malgré un franc fort. L’activité est toujours portée par la consommation intérieure, qui reste dynamique avec une absence d’inflation et des taux d’intérêts bas, mais surtout grâce à ses exportations. Deux secteurs boostent les exportations à savoir l’horlogerie et les pharmaceutiques, pour les autres secteurs d’activité, cela devient beaucoup plus compliqué ! A noter que l’horlogerie et la pharma représentent plus de la moitié des exportations de la Suisse.
Pas de mouvement significatif sur le cours euro/chf, qui reste sur la ligne des 1,20. Il faudra surveiller l’attitude des autorités fédérales qui pourraient introduire dans les prochains mois une taxe sur le franc suisse pour les investisseurs étrangers. Cela pourrait faire baisser l’intérêt du franc, donc baisser le cours…..à suivre. En l’absence décision du conseiller fédéral, nous resterons sur le cours plancher à 1,20. Si vous avez ou allez contracter un prêt en franc suisse pour financer votre futur logement, nous continuons de recommander d’opter pour la couverture du risque de change.
En France voisine, on a voté ce week-end pour les élections législatives. Alors que le pays est dans une situation économique très difficile, les Français ont choisi de voir la vie en rose en donnant les clés du pays au PS pour les 5 prochaines années. François le normal a maintenant les coudées franches et je peux dès à présent vous annoncer que cela va taper fort au niveau des impôts. Notre président normal a transmis aux partenaires européens son projet de relance de la croissance : cool ! 120 milliards de dépenses publiques alors que nous n’avons pas le 1er€uro en poche. Une idée géniale ! Faire des dettes pour rembourser ses dettes… Angela risque de ne pas trop apprécier, elle qui parlait de voix vers la médiocrité quand François le normal la trompe avec Mario Monti. En tout cas, elle pourra toujours emprunter la technique de feu de la compagne du président normal, Twitterwieler. En un Twitt, elle a fait tomber son ex.
A Genève, c’était aussi week-end d’élections où toutes les initiatives ont été battues en brèche. Sans trop de surprise, c’est Pierre Maudet qui siégera au conseil d’Etat, le candidat Stauffer arrive en 3ème position : une bouffée d’air …pour les frontaliers.
11/06/12 – Un peu de détente, mais pas pour longtemps
La pression sur l’euro s’est légèrement détendue ce matin après l’annonce ce week-end d’un plan d’aide de 100 milliards de l’Union Européenne en faveur de l’Espagne pour sauver son système bancaire. Cela permet de rassurer les marchés quelques jours avant les élections grecques dont les résultats vont probablement ramener pas mal de trouble autour de la monnaie unique.
Mais au-delà de l’aide financière apportée aux banques espagnoles, on aperçoit les premiers signes d’une avancée vers une sortie de crise (je reste très prudent sur le sujet, mais j’ai résolument envie d’être optimiste ce matin !). 1er signe positif : pour une fois les européens n’ont pas attendu que la situation soit trop dégradée pour intervenir et ils sont intervenus de manière importante.
Au passage, le señor Rajoy a bien joué le coup, en ne demandant rien, il a reçu de l’aide mais sans la contre partie de nouvelles mesures d’austérité.
2ème signe positif et celui qui donne le plus d’espoir : un projet d’union budgétaire au niveau européen, avec à terme un « ministre de finances de l’Europe ». Les dirigeants de la Commission européenne, de l’Union européenne, de l’Euro groupe et de la Banque centrale européenne plancheraient sur un plan pour unifier les politiques budgétaires afin de sauver l’euro. Tout déficit serait soumis à autorisation et financé par des euro-obligations. La sortie de crise passera par plus de construction européenne, c’est sûr !
Pendant que les européens progressent, lentement mais surement, la Suisse continue de montrer des signes de bonne santé avec la semaine dernière la publication des chiffres du chômage, à 3% pour le pays, mais en légère baisse par rapport au mois précédent. Le « mauvais » élève genevois est stable à 5,2% de la population. De quoi rester optimiste, même si le départ de Merck-Serono n’est pas dans les chiffres et les travailleurs frontaliers non plus….
Le cours euro/chf fluctue à nouveau ce matin, dans des proportions limitées, mais cela pourrait ressembler aux premiers signes d’une amélioration (je vous avais prévenu, j’ai décidé d’être très positif ce matin). Il ne faut pas attendre de mouvement important, mais peut-être un sensible décollement du cours plancher.
Pour les frontaliers, c’était week-end d’élections législatives, vu la météo et les taux d’abstention, cela n’a pas motivé grand monde ! Aucune surprise : si au niveau national la gauche se dirige vers une majorité, en zone frontalière autour de Genève, c’est clairement une vague UMP. Pas vraiment de changement à attendre au niveau local.
Et en plus il parait que c’est bientôt l’été…
Allez tout de bon, comme on dit chez nous.
04/06/12 – Sale temps sur les marchés !
 Posted by Christophe |
Ce matin, il n’y a pas que la météo qui est en berne, les places financières sont aussi au plus bas et dans ces conditions le Franc Suisse est plus que jamais une monnaie très recherchée. Bloquer le cours de change euro/chf à 1.20 va coûter de plus en plus cher à la BNS. Cette politique a été contestée ce week-end par l’ancien patron d’UBS, Oswald Grübel, qui suggère des mesures sur les taux d’intérêts, des dispositions et autres mesures techniques, plutôt que de fixer le franc à l’euro. Pourquoi pas, mais en attendant, les banques suisses annoncent des résultats en baisse, évoquant évidemment la crise mais également la force de la monnaie… Après la pluie le beau temps. Le problème en ce moment c’est que l’on demande où il est bien passé le beau temps. |
Aux Etats-Unis, la reprise est la plus molle depuis la crise de 29, et Barack vient d’enregistrer une nouvelle hausse du chômage. Il n’a pas trouvé la solution mais le responsable : l’Europe et son incapacité à sortir de la crise. Barack please help us !
Du côté des dirigeants politiques, c’est silence radio pour trouver une solution. Angela boude dans son coin car elle refuse toujours les eurobonds, François le normal et ses ministres sont en train de réaliser qu’ils n’ont pas décroché le job du siècle et le père Rajoy prèche la sérénité pour redonner de l’espoir…. Cela me rappelle l’histoire du gars qui saute sans parachute du dixième étage d’un immeuble et qui dit à chaque étage « jusque là ça va ! »
L’inaction des dirigeants européens, a irrité le patron de la BCE, Mario Graghi, qui pose la bonne question « Qu’est-ce que l’on veut faire de l’Euro et de l’Europe ? ». La sortie de crise passera forcément par plus de constructions européennes.
Pour revenir sur le taux de change, nous resterons encore cette semaine sur le cours plancher. Mais il faut rester vigilant à d’éventuelles mesures qui pourraient avoir une incidence sur le cours rapidement.
Dans notre zone frontalière française, les élections législatives approchent à grand pas et j’ai le sentiment que les frontaliers ne pèsent pas lourd. Avez-vous entendu beaucoup de candidats qui parlent de la fin de l’assurance maladie privée en 2014 et surtout où iront se faire soigner les frontaliers ? J’ai probablement dû rater un truc.
N’ayant pas trouvé d’information à même à vous redonner le sourire, je vous propose un sketch des inconnus sur la bourse. Assez drôle de revoir cela en 2012, surtout la fin….. (Regardez bien le drapeau)

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !
29/05/12 – L’europe joue avec le feu
Après la Grèce, le Portugal et l’Irlande, voici l’Espagne qui se trouve au bord du gouffre. Rien ne va plus en Espagne, le système bancaire est à l’agonie, plombé par une crise immobilière sans précédent et une économie atone. Alors qu’il emprunte à 7%, l’état espagnol n’a plus les moyens de renflouer ses banques. Pendant ce temps là, personne ne réagit au niveau européen, pas de sommet en vue, mais pas de crise pour la France qui s’apprête à remettre en place la retraite à 60 ans ! Si rien n’est fait rapidement au niveau européen, la feuille de route est toute tracée, après l’Espagne, c’est l’Italie puis la France… Les dirigeants européens doivent arrêter de colmater les brèches à posteriori, mais mettre en place une solution de fonds pour régler une fois pour toute le problème des dettes publiques. Le système de financement est devenu absurde : la BCE prête aux banques qui achètent des emprunts d’états lesquels états renflouent les banques ! Il faut une intervention massive et directe de la BCE pour sécuriser l’ensemble.
Côté Suisse, on cherche de nouvelles mesures pour dissuader les investisseurs d’investir dans le franc suisse. Thomas Jordan, le nouveau patron de la BNS a fait part de la création d’un groupe de travail sur le sujet, mais pour le moment aucune information sur les dispositions envisagées. Il a toutefois réaffirmé la position ferme de la BNS de soutenir le cours à 1.20. Insuffisant selon le patron du Groupe Swatch qui estime qu’il faudrait remonter le cours euro/chf vers 1.30/1.35 pour soulager les entreprises qui souffrent énormément de la situation du franc fort.
Pour la semaine à venir nous maintenons la tendance d’un cours euro/chf sur la limite des 1.20. Toutefois, l’instauration de mesures dissuasives pourrait faire remonter le cours rapidement.
Pour les frontaliers, et particulièrement ceux qui construisent ou achètent sur plan, vu les nombreuses incertitudes qui pèsent nous recommandons de faire bloquer le taux de change par une couverture de change à terme. Pour ne pas jouer avec le feu !
Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !
22/05/12 – La BNS sous pression
La partie engagée par la BNS pour soutenir la monnaie nationale est en train de se durcir. Et cela risque de couter très cher ! Rappelons qu’en fixant un niveau plancher au cours euro/chf, la Banque Nationale Suisse a voulu protéger l’économie du pays et s’est engagée à vendre des francs suisses pour acheter des euros au cours minimum de 1,20. Sous l’effet de surprise et en laissant vivre des rumeurs de remontée du cours plancher, cette politique avait été plutôt bien gérée pendant les 4 derniers mois de 2011 avec un cours euro/chf qui flirtait avec les 1,25. Mais les fortes inquiétudes qui pèsent sur la zone euro ont rapidement ramené les investisseurs à délaisser la monnaie unique au profit du franc suisse, obligeant la BNS à intervenir massivement. L’impasse dans laquelle se trouve la Grèce, l’agonie de l’Espagne et les élections en France ont renforcé les inquiétudes ces dernières semaines. Dans ces conditions, la crainte de passer sous la barre des 1,20 se fait de plus en plus pressante, ce qui pourrait nous amener rapidement vers un cours à 1,15 voire 1,10.
Dans ce contexte, la nouvelle amélioration de l’indice du climat de la consommation des ménages en Suisse publié ce matin par le SECO (Secrétariat à l’économie), ne fait que renforcer l’orientation des investisseurs. L’embellie s’explique essentiellement par des perspectives plus optimistes des ménages quant à l’évolution du chômage et à l’évolution de l’économie dans les 12 prochains mois.
En Europe, le sommet du 23 Mai devrait s’inscrire sous le signe de la croissance et du compromis. L’axe franco-allemande qui avait conduit les précédentes discussions n’est plus qu’un souvenir. Le président français ayant trouvé du soutien auprès des membres du G8 ce week-end, la pauvre Angela se retrouve quelque peu isolée. Mauvais week-end pour la chancelière qui a pu aussi assister à la défaite du Bayern Munich sur ses terres ! Décidément quand rien ne va……. Bon nombre de dirigeants européens du sud essentiellement (tiens, tiens), se rapprochent de la position de François le Français dans sa quête de la croissance. Sauf que si tout le monde est d’accord sur le sujet, personne n’apporte réellement des solutions et qu’en Europe le seul pays qui dispose encore de moyens reste l’Allemagne ! Il faudra donc trouver un compromis entre croissance et rigueur, à défaut de reconstituer l’axe franco-allemand. C’est indispensable pour ramener un peu de calme sur les marchés faute de quoi nous risquons de rentrer dans une forte zone de turbulence.
Pour les prochains jours, et si la BNS tient le coup, le cours euro/chf devrait rester coller sur la limite à 1,20. Mais attention, nous pourrions passer sous le cours plancher dans les prochains jours….
Allez tout de bon, comme on dit chez nous !
14/05/12 – Un petit rien …
Quand on regarde l’état de l’Europe et sa monnaie, pas besoin de compétences spécifiques pour constater que la situation est très, très dégradée. Un petit rien pourrait faire basculer les choses, un petit rien qui peut tout changer, un petit rien pour continuer l’aventure de la construction européenne et basculer vers son démantèlement. Et ce petit rien, nous l’avons peut-être vécu ce week-end avec la lourde défaite électorale du parti d’Angela Merckel lors des élections dans la région la plus peuplée d’Allemagne, et alors même que la CDU a mené campagne sur le thème de la rigueur budgétaire. Pour autant les allemands n’ont pas fondamentalement changé de position, mais ils recherchent eux aussi un peu d’espoir dans cette Europe où l’austérité a été érigée comme maître-mot de cette sortie de crise. Le peuple allemand veut aussi entendre parler de croissance ! Voilà qui pourrait faire le bonheur du nouveau président français, François Le Normal. Sauf que si le bon François entend relancer la croissance par des dépenses publiques, outre-rhin, on n’est pas prêt de sponsoriser ses petits camarades du Sud et on fait plutôt rimer croissance avec plus de réformes et de libéralisme. Pas grand-chose à attendre de la 1ère rencontre Hollande-Merckel mardi, il faudra du temps mais le contexte pour engager des discussions est un petit peu plus favorable pour le président français.
Autre sujet d’inquiétude, la Grèce qui n’a plus de gouvernement ni de majorité. Celle-ci est dans le mur et sa sortie de l’Euro sera une libération, pour les autres pays de la zone €uro. La réunion des ministres des finances de la zone €uro pourrait donner le ton sur le versement des prochaines aides sans lesquelles le pays sera déclaré en faillite. En attendant, cela crée de nombreuses incertitudes qui pèsent sur la monnaie européenne.
L’euro a baissé face aux autres principales monnaies et la BNS n’en finit pas d’intervenir pour maintenir la parité euro/chf à 1,20. Mais cela coûte cher, très cher et on voit mal comment la pression pourrait se relâcher, quand bien même les experts du FMI estiment le franc suisse surévalué. Nous resterons encore cette semaine collés sur le taux plancher mais le risque d’une cassure vers 1,15 voir un 1,10 semble grandir de semaines en semaines.
Dans l’environnement actuel, nous continuons d’encourager les frontaliers à profiter de l’augmentation de leur pouvoir d’achat pour faire de l’épargne en prévision de jours moins favorables ou de l’acquisition d’un bien immobilier. L’apport personnel est maintenant devenu la clé à l’obtention et de la négociation des meilleures conditions de financement pour les prêts en devise.
Un petit rien qui permet de concrétiser son rêve d’accession à la propriété.
Allez tout de bon, comme on dit chez nous.